LE PASSAGE : Ce qui vous attend de l’autre côté du silence...
- Beata Wiśniewska-Kowalewska
- 20 avr.
- 2 min de lecture
Il existe des espaces que nous évitons.
Non pas parce qu’ils sont vides,
mais parce qu’ils sont trop vrais.
Le silence en est un.
Pas celui, doux et apaisant des contes,
mais le vrai,
celui qui vient quand nous éteignons le monde.
Quand nous posons le téléphone.
Quand nous cessons de fuir.
Au début, il n’apporte pas de soulagement.
Il apporte le chaos.
L’esprit, privé de stimuli,
cherche quelque chose à quoi s’accrocher.
Il nous propose des images, des souvenirs, des scénarios.
Il nous mène vers le passé ou le futur,
pourvu de ne pas rester ici.
C’est l’instant du seuil.
Le plus difficile.
Car c’est là qu’il est le plus facile de retourner
vers ce qui est connu.
Vers un soulagement rapide.
Vers un monde qui n’exige pas de se rencontrer soi-même.
Mais si nous restons…
Si nous laissons tout cela résonner,
quelque chose de plus profond apparaîtra.
LA VÉRITÉ.
Pas toujours confortable.
Pas toujours légère.
Mais vraie.
Sur notre vie.
Sur nos choix.
Sur ce à quoi nous aspirons
et ce que nous ne pouvons plus ignorer.
Et alors, quelque chose change.
Pas soudainement.
Pas de façon spectaculaire.
Lentement.
La présence émerge.
Nous commençons à remarquer ce qui a toujours été là :
la lumière et la chaleur du soleil sur la peau,
le chant du vent,
l’odeur de l’air après la pluie.
Les choses simples commencent à compter.
Non pas parce qu’elles sont nouvelles
mais parce que,
enfin, nous sommes présents.
Le silence ne nous donne rien de l’extérieur.
Il restaure.
Il retire les illusions,
mais il rend quelque chose de bien plus précieux :
le contact avec soi.
Et c’est peut-être pour cela
qu’il est si difficile aujourd’hui.
Parce qu’il demande du courage
pour ne pas fuir.
Et de la responsabilité
pour voir sa vie telle qu’elle est.
Mais là, de l’autre côté de cette rencontre,
il n’y a pas de vide.
Il y a de l’espace.
Et en lui…
le commencement de la création d’une vie nouvelle, de choix nouveaux, d’un nouveau nous…

Toute peinture ne veut pas être vue.
Mais toute peinture a besoin de silence pour naître.
Je ne t'appelle pas.
Je suis, tout simplement.
Je laisse une trace colorée…
pour que quelque chose en toi retrouve son chemin.
Beata | Peinture haptique. Atelier BWK






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